Un mois de prison avec sursis pour le Guadeloupéen accusé d'apologie du terrorisme aux fêtes de Bayonne

faits divers
Un homme originaire de Guadeloupe fait l'apologie du terrorisme en pleines fêtes de Bayonne
En pleine fête de Bayonne, un homme originaire de Guadeloupe a glorifié l’attentat de Nice du 14 juillet. ©GAIZKA IROZ / AFP
Jugé ce mardi 2 août pour "apologie du terrorisme" par le tribunal correctionnel de Bayonne, un Guadeloupéen a été condamné à un mois de prison avec sursis. Il avait glorifié les attentats de Nice, lors des Fêtes de Bayonne, jeudi dernier. Le parquet annonce qu'il fait appel.
L'homme de 45 ans, originaire de Guadeloupe, accusé d'apologie du terrorisme a été jugé en comparution immédiate ce mardi soir au tribunal correctionnel de Bayonne. Il a été condamné à un mois d'emprisonnement avec sursis et 70 heures de travaux d'intérêt général.
 

18 mois de prison requis

La procureure de la République avait pourtant requis 18 mois de prison dont 10 avec sursis. L'homme a nié les faits, il s'est dit choqué par les attentats. Jeudi 28 juillet, il avait pourtant proféré des menaces dans un bus à Anglet, alors qu'il se rendait aux fêtes de Bayonne. Interpellé peu après, il avait été placé en garde à vue puis en détention provisoire.

"Je vais les égorger moi-même"

"À Nice, ce n'est pas 200 à 300 morts qu'il fallait, mais 2.000 à 3.000 Français qu'il fallait égorger. Je vais les égorger moi-même", aurait-il lancé selon des temoins. Ses propos avaient été entendus par deux passagers et le chauffeur du bus. Des propos de "déséquilibré" mais des propos "extrêmement graves", a estimé la représentante du Parquet.

"Une peine symbolique"

Le Guadeloupéen, qui a des antécédents judiciaires mineurs, n'était pas ivre au moment des faits. "J'étais énervé car ces personnes me gênaient pour passer (...) j'ai voulu faire référence à l'actualité (...) je n'ai pas manifesté de tels propos", a expliqué le Guadeloupéen. Il a aussi assuré "ne pas être d'accord" avec les actes terroristes : "J'ai aussi peur que tout le monde...", a-t-il dit, ajoutant que des Guadeloupéens ont été touchés par les attentats. 

Son avocate, Me Sandrine Larié, qui avait plaidé la relaxe, a regretté que son client ait été reconnu coupable, mais s'est félicitée d'une peine "symbolique" pour un homme "qui n'est pas quelqu'un de dangereux".

Regardez ci-dessous la réaction de Me Larié sur France 3 Pays-Basque :

©la1ere


L'appel du parquet

Selon France 3 Pays-Basque, le Parquet annonce, ce mercredi 3 août, qu'il fait appel du jugement et de la remise en liberté du prévenu.