Alerte au tsunami, cyclone, confinement… Récit de ces trois jours fous qui viennent de secouer la Nouvelle-Calédonie

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Niran Nouméa 2
Lors du passage de Niran sur Nouméa. ©Claude Lindor / NC la 1ere

Depuis vendredi 5 mars, la Nouvelle-Calédonie enchaîne les catastrophes naturelles et les problèmes sanitaires en un temps record. A tel point que sur les réseaux sociaux, certains s’attendent au pire lundi 8 mars.

C’est ce que l’on appelle la loi des séries. La Nouvelle-Calédonie se relève à peine du passage d’un cyclone de force 5, au lendemain d’une alerte au tsunami, qu’un confinement strict est annoncé sur l'ensemble du territoire suite à la détection de nouveaux cas de coronavirus… Moins d’une semaine après une attaque de requin mortelle à l’îlot Maître. Résumé de ces trois jours cauchemardesques. 

Vendredi : alerte au tsunami

Point de départ de ces folles 72h : le puissant séisme de magnitude 8,1 qui s’est déclenché au large de la Nouvelle-Zélande dans la matinée du vendredi 5 mars. Le centre d’alerte au tsunami du Pacifique met alors en garde les territoires proches contre un risque de vagues dangereuses. 

L’alerte est donnée et la Nouvelle-Calédonie se prépare à l’arrivée d’une vague de 1 à 3 mètres sur ses côtes aux alentours de 10h vendredi. Une catastrophe plutôt rare qui ne s’était pas produite depuis au moins 50 ans, selon la sécurité civile. 

Le littoral est immédiatement évacué, ainsi qu’une dizaine d’écoles à Nouméa et de nombreux Calédoniens se rassemblent sur les hauteurs en attendant le passage de la vague.

Il y aura finalement eu plus de peur que de mal. Deux heures plus tard l’alerte est levée, le risque de tsunami est passé. Une vague d’un mètre, la plus haute, a déferlé à Maré, dans les îles Loyauté, et quelques vagues plus petites se sont échouées sur les côtes, sans provoquer de dégât.

 

Samedi : passage du cyclone Niran

En marge de l’alerte tsunami, la Nouvelle-Calédonie se préparait depuis plusieurs jours déjà au passage de Niran. Dès 20h vendredi, l’alerte 1 est déclenchée sur l’ensemble du territoire alors que le phénomène se rapproche des côtes. 

Niran se renforce dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 mars et se classe alors en catégorie 5, “cyclone tropical très intense”, générant des vents à 205 km/h près de son centre et “des rafales à 285 km/h”. L’alerte cyclonique de niveau 2 est déclenchée samedi 6 mars. Les habitants sont appelés à se confiner chez eux ou dans des centres d'hébergement ouverts pour l’occasion. 

Samedi à 15h, heure locale, des rafales de vents précèdent l’arrivée de Niran. Dévastateur, le cyclone fait des ravages sur le territoire pendant plusieurs heures. Arbres couchés, routes bloquées, toits arrachés, coupures de courant… Les pompiers sont rapidement mobilisés. On compte de nombreux dégâts et quelques blessés légers. Aucune victime n’est à déplorer.

L’alerte cyclonique de niveau 2 est levée dimanche 7 mars à 8h et le territoire passe en phase de sauvegarde. Au lendemain du passage de Niran, les communes dressent le bilan des dégâts et préparent la réouverture des écoles. Mais c'était sans compter sur la suite...

 

Dimanche : confinement strict pour 15 jours

Le vent du cyclone Niran est à peine retombé qu’un autre événement s’invite dans le quotidien des Calédoniens, jusque-là plutôt épargnés par la crise sanitaire. Dès lundi, la Nouvelle-Calédonie entre en confinement strict pour une durée de 15 jours, entraînant la fermeture des établissements scolaires et le retour des attestations de déplacement. 

 

Cette annonce surprise du président du gouvernement calédonien Thierry Santa et du Haut-commissaire Laurent Prévost, fait suite à la découverte de cas de Covid-19 sur le territoire, parmi des voyageurs rentrant de Wallis et Futuna où les tous premiers cas de contaminations hors quatorzaine ont été détectés ce week-end. "D’ores et déjà neuf cas ont été identifiés (en Nouvelle-Calédonie), il y a donc risque très fort que le virus commence à circuler", s’est inquiété Thierry Santa qui souhaite "casser la transmission du virus tant qu’il en est encore temps".

Et après ? 

Face à cet enchaînement d'événements malheureux, les internautes s’attendent au pire lundi 8 mars. Météorite, attaque de dragons ou de zombies… Sur les réseaux sociaux, ils tentent de deviner avec humour ce qui attend maintenant la Nouvelle-Calédonie. Florilège : 

 

 

 

 

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