EN IMAGES. La Nouvelle-Calédonie au rythme des barrages et des tensions

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Barrage sur la RT1, dans la commune de Boulouparis
Barrage sur la RT1, dans la commune de Boulouparis ©Louis Perin / NC la 1ere
La situation est toujours tendue en Nouvelle-Calédonie. Le dossier de reprise de l'usine de nickel du Sud de l'archipel crée d'importantes tensions. Ces dernières heures de nombreux axes routiers ont été paralysés par des barrages routiers. 
Après une journée de lundi marqué par des échauffourées à Nouméa, faisant huit blessés et 47 interpellations, mardi s'est écoulée au rythme des blocages et déblocages de routes, en plusieurs points de la Nouvelle-Calédonie, toujours dans le cadre du conflit autour de la reprise de l'usine de nickel du Sud. Regardez le reportage de Nouvelle-Calédonie la 1ère :
Nouvelle-Calédonie : la mobilisation se poursuit dans le dossier de l'usine du Sud. Les barrages filtrants sont nombreux sur la cote ouest.


• Barrages routiers

La RT1, située sur la cote ouest du territoire était bloquée en plusieurs points. Dès tôt le matin, la route territoriale a été ponctuée par des points de mobilisation en province Sud. A Bourail, Païta ou encore La Foa, les blocages sont passés par différents stades : blocage complet, barrage filtrant avec circulation alternée, déblocage.  
Vers 17 heures, la gendarmerie signalait qu’on pouvait circuler sur l’ensemble de l'axe, mais avec encore de forts ralentissements. Mais trois heures plus tard, de nouveaux barrages étaient signalés par la gendarmerie. 
 

• Rassemblement à Nouméa

Pendant ce temps, à Nouméa, environ 150 personnes se sont rassemblées devant le commissariat central de la police nationale. Un rassemblement dans le calme, à l'appel du collectif "Usine du sud: usine pays", pour soutenir la cinquantaine de personnes interpellées dans le cadre des confrontations d'hier, et pour demander leur libération. 


• Appel au calme

Au terme de cette journée, le haut-commissaire (l'équivalent d'un préfet) lance un appel au calme et à la responsabilité de tous. Laurent Prévost indique que les «actions doivent se dérouler dans les limites du droit de manifester et dans le respect des consignes des forces de l'ordre».


• Une nouvelle offre de reprise

Après le coup de théâtre de lundi, le retrait de l'offre de reprise de l'usine du Sud par Sofinor / Korea Zinc, la Sofinor affirme qu'elle dispose d'un "plan B" pour la reprise de l'usine de nickel. Mais la classe politique calédonienne est divisée. Les indépendantistes, par la voix du FLNKS, réclament plusieurs mois de discussions pour rechercher une solution. L'Avenir en Confiance (non-indépendantiste) soutient toujours l'offre de reprise de l'usine menée par le groupe suisseTrafigura. De son côté, Calédonie Ensemble (non-indépendantiste) réclame une reprise en main du dossier par l'Etat pour "trouver une solution consensuelle" et éviter ainsi un "cataclysme politique, économique et social" qui menace "la paix civile". Regardez le reportage de NC la 1ère :