outre-mer
territoire

La ministre des sports veut "associer les territoires d'Outre-mer" aux Jeux Olympiques 2024

surf
La Ministre des Sports  Roxana Maracineanu (oct 2018)
La Ministre des Sports Roxana Maracineanu ©BERTRAND GUAY / AFP
La ministre des sports Roxana Maracineanu a dit son envie d'associer les territoires d'Outre-mer aux Jeux Olympiques, lors d'un déplacement en Gironde. Une bonne nouvelle pour Tahiti qui a déposé sa candidature en juillet afin d'accueillir les épreuves de surf. 
Tahiti, organisateur des épreuves de surf des Jeux Olympiques 2024 ? Bien qu'officiellement, les dossiers de candidature soient toujours en cours d'étude, l'hypothèse semble séduire le gouvernement. "On a envie d'associer les territoires d'Outre-mer à ces aventures des Jeux olympiques", a ainsi déclaré Roxana Maracineanu, ministre des Sports, lors d'un déplacement à Lacanau en Gironde. La ministre était interrogée par France 3 sur les chances de Lacanau d'accueillir des épreuves de surf aux JO 2024. 

"Lacanau c'est un endroit où on a l'habitude de réaliser des grandes compétitions de surf. C'est un avantage, mais d'autres critères seront aussi pris en compte", a précisé la ministre des sports, semblant confirmer la préférence du gouvernement pour Tahiti. "On veut que ces Jeux aient un parfum de Jeux Olympiques et pas forcément d'étape de compétition déjà existante.
 

Cinq sites candidats

En plus de la Polynésie française qui a déposé officiellement sa candidature en juillet, quatre autres sites ont exprimé leur souhait d'accueillir les épreuves de surf en 2024 : Lacanau (Gironde), mais aussi Hossegor-Seignosse-Capbreton (Landes), Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) et La Torche (Finistère). 
 

Vague naturelle

Le comité d'organisation des Jeux Olympiques (COJO) va se déplacer dans tous ces territoires afin d'étudier les sites. Plusieurs critères sont pris en compte : "l’expérience du territoire dans l’accueil de compétitions de surf, les conditions météo, la qualité du plan d’eau et les conditions d’accueil des athlètes et des spectateurs". Le comité avait également précisé faire le choix d'une "vague naturelle", dans l'idée de JO "durables et responsables". 

Le territoire retenu devra également proposer "une célébration des Jeux Olympiques et Paralympiques avec le public, contribuer au développement du surf et maîtriser les impacts environnementaux dans l’accueil des compétitions".
 

Réponse en 2020

Le COJO se rendra à Tahiti du 21 août au 1er septembre prochain, à l'occasion du Tahiti Pro Teahupoo, une des étapes du championnat du monde de surf. Si Tahiti semble être favori, d'autres candidats peuvent encore déposer leurs dossiers d'ici le 30 septembre. Il faudra également trouver réponse aux questionnements que pose l'organisation des épreuves de surf sur le site tahitien, notamment sur le déroulement des compétitions féminines puisqu'officiellement, les surfeuses ne peuvent pas participer à l'étape de Teahupoo. 

Patience, alors, avant d'avoir une réponse définitive en décembre 2020, quelques mois après les Jeux Olympiques d'été de Tokyo qui accueilleront pour la première fois des épreuves de surf.
Publicité