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Faillite de Thomas Cook : rapatriements achevés et plusieurs repreneurs potentiels

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Thomas Cook
Une agence Thomas Cook en Grande-Bretagne ©France inter /Maxppp / Mark Fairhurst
Thomas Cook France a achevé de rapatrier tous ses clients vacanciers surpris par l'annonce de la faillite de sa maison mère britannique, et est en discussion avec "plusieurs repreneurs" potentiels, a-t-il indiqué dimanche dans un communiqué.
"Les 10.000 clients de l'entité française ont été rapatriés", a indiqué la direction dans un communiqué de presse. La société mère britannique Thomas Cook s'est brutalement déclarée en faillite le 23 septembre au Royaume-Uni, provoquant une opération de rapatriement de vacanciers inédite par son ampleur. 
 

Reprise

La filiale Thomas Cook France, qui compte 780 employés, est pour sa part en redressement judiciaire depuis le 1er octobre. Des offres de reprise peuvent être déposées jusqu'au mardi 22 octobre, et seront examinées le 5 novembre par le tribunal de commerce de Nanterre. "Thomas Cook France suscite l'intérêt de plusieurs repreneurs dont certains s'étaient déjà manifestés avant la mise en redressement. Les négociations sont en cours", a précisé dimanche sa direction.

En France, Thomas Cook est à la fois tour opérateur, avec sa filiale Jet Tours, et agence de voyages, avec un réseau en propre de 174 agences, auxquelles s'ajoutent 247 agences sous contrat de franchise. En Outre-mer, les agences ont expliqué ne pas être trop touchées par la faillite, que ce soit aux Antilles, en Guyane, à La Réunion ou en Polynésie française.
 

Mobilisation des salariés

"Thomas Cook France est une machine de guerre, une fois délestée des contraintes et des redevances de la maison mère sur la filiale française (à hauteur de 10 à 15 millions d'euros par an)", affirme Nicolas Delord, le président de Thomas Cook France et de Jet Tours, cité dans le communiqué.

En attendant les décisions sur l'avenir de l'entreprise, les salariés "mobilisés et soudés autour de l'entreprise" se sont vu demander de prendre leurs congés et RTT, a indiqué Thomas Cook France. "Nous attendons la décision du tribunal avec confiance", a indiqué M. Delord.

Au moment de sa faillite, la maison mère britannique était surendettée et à court d'argent après avoir souffert ces dernières années des incertitudes du Brexit et des changements de mode de consommation des vacanciers, qui délaissent les agences traditionnelles pour les réservations en ligne.
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