publicité

A quelques jours du départ du Grand Raid 2019, Réunion La 1ère vous propose de revivre chaque jour une course de 1989 à 2018. Réunion La 1ère vous plonge dans les souvenirs de tous les "Grand Raid".

1989

Cette année-là, le Grand Raid n’a pas encore son appellation. En 1989, il s’appelle "La marche des cîmes". Près de 550 marcheurs sont sur la ligne de départ de cette épreuve présentée comme la première du genre dans le monde.

Sportifs de haut-niveau et "randonneurs du dimanche" se lancent sur les sentiers. A l’époque la course part du Nord pour rejoindre le Sud. Les arrivées se font alors au Tremblet après 112 km et 5 500 m de déniveler. Les coureurs doivent terminer leur périple en moins de 58 heures.
 
Détermination, courage, abandon : si l’ambiance est déjà là, les tenues des sportifs, elles, sont d’époque. Caleçon jaune, shorts mauve ou vert fluo : pas de doute, nous sommes dans les années 80. 

Regardez le reportage de RFO Réunion en 1989 :
 

1990

A l'époque, la course s'appelle "La Grande traversée". Près de 1 000 coureurs prennent le départ à 5h du matin. En 1990, deux des trois favoris vont abandonner la course de 126 kilomètres. Gilles Trousselier termine la "Grande Traversée" en 17 heures et 11 minutes. 

Regardez le reportage de RFO Réunion en 1990 :
 

1991

Quelles que soient les années, sur chacune de ces courses folles, les corps souffrent et les ampoules recouvrent les pieds. A l'époque, les chaussures sont plus lourdes et pas adaptées à une telle épreuve. Les sacs à dos eux sont aussi plus imposants et plus difficiles à porter. 

Heureusement, les coureurs peuvent toujours compter sur le soutien de leurs proches pour les ravitailler, les soigner, les encourager et leur permettre de terminer la course. 

En 1991, parmi les coureurs, vous reconnaîtrez peut-être un célèbre artiste péi, Danyèl Waro, qui a couru en savates plusieurs grands raids alors que la course ne s'appelait pas encore ainsi. 

Regardez ci-dessous le reportage de RFO Réunion en 1991: 

1992

En 1992, la Grande Traversée fait 124 kilomètres. C’est la dernière année qu’elle porte ce nom. Par plaisir ou par défis, ils sont encore des centaines à quitter Vincendo alors que le soleil n’est pas encore levé.

Le 6 novembre 1992, Jean-Philippe Marie-Louise arrive à Sainte-Marie en 17 heures et 20 minutes. C’était la troisième fois qu’il disputait la course. Le Saint-Paulois n’a fait qu’une bouchée de l’île.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 1992 :

1993

Nous sommes en 1993, la Grande Traversée change de nom. La course mythique qui va devenir plus tard, le Grand Raid s'appelle cette année-là "La course de la pleine lune".

Patrick Maffre est le grand vainqueur en 16 heures et 3 minutes. "C’était difficile, mais heureusement je n’ai pas eu de pépin en chemin donc je suis satisfait", explique-t-il à l’arrivée. Quelques minutes après la délivrance, il se lâche même sur la piste de danse.
 
Regardez le reportage de RFO Réunion en 1993 : 

1994

En 1994, la course prend définitivement le nom de Grand Raid. De Saint-Philippe à la Posssession, le parcours de 130 kilomètres n’a pas beaucoup évolué, mais il réserve des surprises. Une victoire de Patrick Maffre était attendu mais il est victime d’une chute devant la caméra de RFO embarquée dans un hélicoptère.

Jacky Murat passe la ligne d’arrivée à 22h30, mais sera disqualifié pour ne pas avoir pointé à deux contrôles. C'est Philippe Marie-Louise qui est sur la première marche du podium.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 1994 : 

 

1995

1995, un Grand Raid festif avec percussion, feu d'artifice, flambeau et majorettes pour sa la troisième édition. Une course qui s'internationalise avec 170 concurrents venus de l'extérieur. La notoriété de nos courses de montagne ont déjà dépassé les frontières de l'île, une sacrée pub pour La Réunion.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 1995 : 

1996

1055 participants au Grand Raid 1996 au départ pour 124 Km. C'est le Saint-Paulois, Philippe Marie-Louise qui remporte pour la troisième fois consécutive le Grand Raid de La Réunion. Il boucle le parcours en 16h20'.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 1996 :

1997

1569 concurrents pour cette édition de 1997 pour 125 Km de course. Les navettes de bus se relaient au petit matin entre les différents sites de ramassage pour ramener tout le monde au Cap Méchant. A 4h c'est le rush, avec Patrick Maffre, le coureur de la Plaine-des-Cafres en tête, le peloton s'engouffre dans l'allée aux flambeaux dans la côte de Saint-Philippe. Patrick Maffre termine premier de cette course devant Pascal Parny.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 1997 :

1998

En 1998, le lieu d'arrivée passe de la grande Chaloupe à la Redoute. Ce Grand raid a été marqué par la présence de la Suissesse Daniela Zanher, handicapée, qui se lance à l'assaut des 130 Km du Grand Raid à l'aide de ses béquilles. Le Possessionnais, Cléo Libelle signe sa première victoire du Grand Raid en 17h45'. Sur 1800 concurrents, 1071 arrivent au bout.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 1998 :

1999

"Il faut être fou pour le faire" s'exclame Larem. Et cette année 1999 c'est 2000 participants dont une centaine d'étrangers, venus de 20 pays différents qui prennent le départ à Saint-Philippe. Libelle fini au sprint, c'est sa deuxième victoire d'affilée sur la Diagonale des Fous. Eddy Myrtal est second.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 1999 :

2000

En 2000, c'est une série d'abandons qui s'abat sur le Grand Raid. C'est encore un Grand Raid qui nous montre la diversité de la course, des favoris venus jouer le chrono à ceux venus en savate deux doigts, dormant sur les sentiers pour vivre l'aventure humaine, le plaisir de la course. Vive le nouveau millénaire.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2000 :

2001

Cette année 2001 Pascal Parny est le vainqueur inattendu du Grand Raid. Il boucle sa course en 16h01. Robert Chicaud retrouve sur le Grand Raid, une vieille connaissance. Dame Louis prête elle aussi à partager son petit grain de folie dans cette course folle !

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2001 :

2002

2002, l'année des 10 ans du Grand Raid. Deux hommes se tirent la bourre, jusqu'au bout de l'effort, un rythme élevé, un très beau Grand Raid

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2002 :

2003

Ils sont partis sous la pluie, du courage, de l'émotion, le Grand Raid 2003 au bout de l'effort

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2003 :

2004

Cette année, un vrai coude à coude se joue entre Parny et Esparon. Le premier abandonne malheureusement en cours de route. Le deuxième, épuisé mais heureux fait une arrivée émouvante au stade de La Redoute. L'année 2004 est encore une année pleine de sensations et d'émotions !

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2004 :

2005

Cette année il fait froid sur la Diagonale. Ce qui n’empêche pas les raideurs de foncer comme à leurs habitudes sur les sentiers de l'île. Après les abandons d'Esparon et Delebarre, c'est Charles André Fontaine, l'outsider, qui est sacré roi des fous.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2005 :

2006

2006, l'année des ex-æquo, de Christophe Jacquerod et de Vincent Delebarre

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2006 :

2007

Retour gagnant pour Marcelle Puy malgré sa blessure et triomphe du Normand, Thierry Chambry chez les hommes

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2007 :

2008

2229 concurrents au départ pour 148 Km de course en 2008. Marcelle Puy, toujours première féminine. Le retour de Pascal Parny huit années après sa première victoire.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2008 :

2009

En 2009 c'est un départ sous la pluie à Saint-Philippe. Le Savoyard, Julien Chorier boucle sa traversée de 148 Km en 22h09'08''.

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2009 :


 

2010

En 2010, il s’agit du Grand Raid le plus long de l’histoire avec 163 kilomètres. Le parcours est hors normes et le nombre d’abandons aussi cette année-là. Chez les hommes, après 23 heures 17 minutes, Killian Jornet franchit le premier la ligne d’arrivée.

Chez les femmes, Marcelle Puy fait une course exceptionnelle et remporte le Grand Raid en arrivant la première au stade de la Redoute, à Saint-Denis. Elle aura mis 31 heures et 48 minutes a bouclé son sixième et dernier Grand Raid. 

Regardez le reportage de RFO Réunion en 2010 :
Grand Raid 2010

2011

Au total, 5 000 coureurs prennent le départ des trois courses en 2011. Le parcours est de 162 kilomètres. Julien Chorier arrive sur la première marche du podium en 23 heures et 56 minutes. Chez les femmes, Karine Herry boucle la course la première.

Cette édition 2011 détient le record du nombre d'abandons. Sur les 2 315 concurrents qui ont pris le départ de la Diagonale, 1 228 sont arrivés à Saint-Denis, soit à peine plus de 50% des compétiteurs. Très présente dans la première moitié du parcours, la boue a eu raison de nombreux raideurs.

Regardez le reportage de Réunion 1ère en 2011 :
Grand Raid 2011

 

2012

Cette année-là, le Grand Raid est endeuillé par la mort d’un coureur. Originaire de Marseille, Thierry Delaprez chute d’une trentaine de mètres au niveau du Col de Fourche. Âgé de 53 ans, il participait à son troisième Grand Raid. Marquée par la pluie, et un parcours record de 170 km, cette édition est pénible et exigeante. Près de 50 % des coureurs jettent l'éponge.

Kilian Jornet est le premier à franchir la ligne d’arrivée après 26 heures et 30 minutes dans les senties. Emilie Lecomte est la première femme à terminer la course. Elle remporte son second Grand Raid et entre dans le top 10 du classement général.

Regardez le reportage de Réunion 1ère en 2012 :
Grand Raid 2012

2013

En 2013, les critères de sélection du Grand Raid deviennent plus stricts. Face au taux d’abandon de l’année précédente, le comité Grand Raid ajuste les critères de sélection. Les raideurs devront obligatoirement avoir fait une course d’au moins 60 km avec 2500 m de dénivelé entre janvier 2011 et juillet 2013.

Cette année-là, un homme passe de l’ombre à la lumière durant la course. François D’Haene arrive en premier au stade de la Redoute en moins de 23 heures. Il est suivi du Réunionnais Freddy Thevenin. Chez les femmes, Nathalie Mauclair termine sur la première marche du podium.

Regardez le reportage de Réunion 1ère en 2013 :
Grand Raid 2013

2014

Après 173 kilomètres de sentiers, François D’Haene arrive en tête de cette édition du Grand Raid. Chez les femmes, Nathalie Mauclair s’impose sur la ligne d’arrivée à la Redoute.

Regardez le reportage de Réunion 1ère en 2014 :
Grand Raid 2014

2015

Près de 6 000 coureurs ont disputé ce Grand Raid 2015. Nuria Picas chez les femmes et Antoine Guillon chez les hommes finissent tous deux premiers de cette 23ème édition. Après neuf tentatives, Antoine Guillon remporte son premier Grand Raid et savoure la victoire.

Regardez le reportage de Réunion 1ère en 2015 :
Grand Raid - 2015

2016

Les trois courses du Grand Raid 2016 se sont déroulées dans des conditions météorologiques idéales. Pourtant, elles n’ont eu aucune incidence sur le taux d’abandon qui reste dans la moyenne des précédentes courses. François D'Haene signe sa troisième victoire en 23 heures et 44 minutes. Il a annoncé à son arrivée ne pas souhaiter participer au Grand Raid 2017 pour consacrer plus de temps à sa famille.

Regardez le reportage de Réunion 1ère en 2016 :
Grand Raid - 2016

2017

Après 23 heures et 53 minutes de course, le français Benoît Girondel est sacré vainqueur du Grand Raid 2017 et s’impose devant Antoine Guillon et Guillaume Beauxis. Sous le feu des projecteurs et acclamé par la foule, le coureur remporte cette 25e édition et réalise un exploit en s’imposant devant des adversaires de taille, des sentiers compliqués et des conditions météorologiques difficiles. Chez les femmes, Andrea Huser arrive en tête.
 

2018

L’an dernier, l’image est belle et insolite. Ils sont deux à franchir la ligne d’arrivée. François D’Haene et Benoit Girondel arrivent au stade de La Redoute, main dans la main. Les deux hommes originaires de la région Rhône-Alpes ont bouclé la course de 165 km en 23 heures et 18 minutes. Le premier réunionnais à terminer la Diagonale des Fous est Benjamin Postaire, en 28 heures et 38 minutes. La première féminine est la Paloise Jocelyne Pauly. Elle termine en 28 heures et 56 minutes, doublant dans les derniers kilomètres les favorites Mimmi Kotka et Audrey Tanguy.

Retrouvez le bilan de cette édition 2018 ici.