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A La Réunion, l’opération Odyssea 2018 a rassemblé 20 000 participants et a permis de collecter 175 000 euros de dons. Chaque année, cet argent collecté est redistribué à une série d’associations ou à des professionnels qui viennent en aide aux femmes atteintes par le cancer du sein. Ils les accompagnent et les aident à se reconstruire. "Un Jour avec" rencontre aujourd’hui Florence, une institutrice de Saint-Joseph. Elle accepte de témoigner sur la maladie et les bouleversement de sa vie.
 

Ce jour-là, Florence a rendez-vous dans un salon de coiffure au Port. En 2016, elle a eu un cancer et a subi l’ablation d’un sein. Après une chimiothérapie, elle a perdu ses cheveux. Elle porte désormais une perruque, mais elle a des repousses.
 
"Un matin, on passe la main dans les cheveux et c'est des tas de cheveux qui tombent, jusqu'au moment où il ne reste pas grand-chose",
raconte Florence pour qui ce moment a été terriblement difficile à vivre. "C’est un signe extérieur de la maladie, poursuit-elle. Le cancer est une maladie qui ne se voit pas, se développe, on ne se rend pas compte. Et là, en se regardant dans le miroir, on se dit : on est malade !". Chez son coiffeur, Florence retrouve toujours le sourire. Ces repousses de cheveux, elle les attendait depuis longtemps. "L’idée c’est que d’ici trois mois, on ait une jolie petite coupe", sourit Charles, le coiffeur.

Regardez le reportage "Un Jour avec" de Jean-Marc Collienne et Manu Gatoux : 
 
Un jour avec... Florence

Le monde s’écroule

Pour des milliers de femmes, le cancer du sein est un véritable combat à mener pour la vie. Plusieurs batailles à remporter contre la maladie, avec des moments plus douloureux que d’autres.
 

Chez elle à Saint-Joseph, Florence revient sur le jour où elle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du sein. "Le monde s'écroule, souffle-t-elle. On pense à tout, à beaucoup de choses négatives, on pense évidemment à la mort et après on se dit qu’on va s'en sortir". Annoncer la maladie à sa famille et surtout à sa fille, a aussi été une épreuve pour Florence. "J’ai dit que ce n’était pas grave, qu’on pouvait s’en sortir, je ne voulais pas qu'elle se dise que sa maman allait mourir", se souvient Florence, émue. "Oui, il y a eu des périodes de désespoirs. Les cicatrices se referment difficilement", ajoute-t-elle les yeux remplis de larmes.
 

© Manu Gatoux

Prendre soin de soi

Pour Florence, il est important aujourd’hui de témoigner de cette épreuve. "Il faut toujours garder espoir, trouver la force dans les prières, et le soutien des autres", ajoute-t-elle.

Durant sa maladie, Florence a aussi retrouvé une amie d’enfance, Mirella, devenue socio-esthéticienne. Avec la chimiothérapie, Florence a perdu ses cheveux mais également ses sourcils. Mirella l’a aidé dans cette épreuve. "Le maquillage ça peut sembler futile mais c'est loin de l’être futile pour la restauration de l'image de soi, pour que femme se sente bien, garde sa féminité, et retrouve confiance en elle face au regard des gens", explique Mirella.

 

Ne pas s’isoler

L’esthétique, mais aussi le sport sont désormais dans le quotidien de Florence qui retrouvent régulièrement un groupe de femmes. Toutes ont eu un cancer du sein et se retrouvent une fois par semaine pour garder la forme, ensemble. S’en sortir, ensemble.
 

Il ne faut surtout pas rester seule. Et se dire que ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort.


Si vous souhaitez avoir des informations sur les prestations proposées par le Rézo rose aux femmes atteintes d’un cancer du sein, cliquez ici sur le site d’Odyssea. 
 

© Jean-Marc Collienne