Retour sur le parcours calédonien de Laurent Prévost

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Bilan Laurent Prévost

En poste à Nouméa depuis août 2019, Laurent Prévost est sur le départ. En un peu moins de deux ans, le désormais ex Haut-commissaire a eu plusieurs dossiers complexes à traiter. Le deuxième référendum, le Covid, les troubles liés à l’usine du sud, ou encore l’absence de gouvernement.

Laurent Prévost quitte la Nouvelle-Calédonie en fin de semaine après près de deux ans passés à Nouméa. Il laisse son poste de haut-commissaire à Patrice Faure, jusque là préfet du Morbihan, et s'apprête à rejoindre la préfecture de l'Isère.

Retour sur son parcours calédonien.

Pas simple de succéder à Thierry Lataste, haut-commissaire historique en Nouvelle-Calédonie. Mais à 52 ans, s’il n’a pas le vécu "pays" de son prédécesseur, Laurent Prévost possède un CV suffisamment étoffé pour le rôle qu'il endosse en août 2019.

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Il arrive alors avec des priorités. "Je sais que nombreux sont ceux qui attendent un engagement fort sur les questions de sécurité, dont beaucoup considèrent à juste titre, qu’elle constitue la première de nos libertés", déclarait alors Laurent Prévost. Sans oublier de s’imprégner des réalités locales, le premier représentant de l’Etat prend soin de communiquer auprès des corps régaliens que sont la police, la gendarmerie, et la justice. 

Deuxième référendum et coronavirus

En 2020, c’est bien la préparation du deuxième référendum qui remplit l’agenda du haut-commissaire. Révision des listes électorales, bureaux décentralisés : tout est orchestré pour que le scrutin du 4 octobre soit irréprochable.

Avant cela c’est le coronavirus qui s’invite. Immédiatement, les services de l’Etat sont mobilisés aux côtés du gouvernement pour organiser le confinement. Premier écueil: c’est l’Union Calédonienne qui demande le renvoi de Laurent Prévost, qualifié d’interlocuteur "partisan et déloyal".

Un partenaire qui pourtant manifeste un soutien sans faille. Fond de solidarité, prêt garanti par l’état… qui permettent à l’économie calédonienne de suvivre. "Le gouvernement français a fait le choix de venir soutenir les entreprises de Nouvelle-Calédonie, c’est ça aussi la solidarité nationale". 

Le 4 octobre la consultation elle se passe sans heurts, si on excepte l’omniprésence des drapeaux indépendantistes aux abords des bureaux de vote. La visite trois semaines plus tard de Sébastien Lecornu sera un succès politique. Le format Leprédour relance même les discussions sur l’avenir institutionnel.

Usine du sud et gouvernement

Puis c’est le dossier Vale qui alourdit l’ambiance et menace la sécurité publique. Sur le plan politique, l’impossibilité d’élire un président au 17 eme gouvernement renvoie au Haut-commissaire le soin d’établir le budget 2021. L’absence du groupe Uni aux discussions qui viennent de se tenir Paris vient ternir quelque peu une fin de mandat qui aura duré un peu moins de deux années. 

Le reportage de Bernard Lassauce :

L’invité du JT

Laurent Prévost quitte la Nouvelle-Calédonie en fin de semaine. Le haut-commissaire était l’invité du JT de NCla1ère le 2 juin avec Thérèse Waïa.