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Depuis le début de la campagne référendaire, NC la 1ere donne la parole aux électeurs. Chaque jour, un Calédonien explique ce qu'il attend du référendum et sa vision de l'avenir du Caillou. Retrouvez ici l'ensemble de ces témoignages.

Kiki Appolinaire, ouvrier agricole à Boulouparis

Kiki Appolinaire est ouvrier agricole à Boulouparis. Il sera bientôt à la retraite mais s'inquiète pour l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.

Yann Courtot, chef d'entreprise à Nouméa

Yann Courtot est chef d'entreprise à Nouméa. Son choix est clair : il votera "Non", le 4 novembre. Il explique pourquoi dans son témoignage :

Clotilde Wema, chauffeur de taxi à Bourail

Clotilde Wema votera "Oui" à l'indépendance, explique-t-elle dans son témoignage. Après le 4 novembre, elle veut avant tout que la paix règne.

Je veux qu'on trouve une solution pour tout le monde, qu'on soit blancs, noirs, jaunes ou rouges. Je veux qu'il y ait la paix sur notre petit Caillou. On va finir par le faire chavirer notre Caillou. 

Jean-Jacques Delathière, éleveur à Bourail

Jean-Jacques Delathière explique qu'il votera "Non" lors du référendum mais il relativise l'importance du résultat. 

Le 4 novembre, on vote. Le 5, il faudra vivre ensemble.

Sophie Waia de Lifou

Sophie Waia, employée à la Jeunesse et aux Sports à Lifou est optimiste pour l'avenir : "quel que soit le résultat, nous avons plein de choix. Je reste sereine".
 

Françoise Santino, de Koumac

Françoise Santino est très impliquée dans la vie associative à Koumac. Elle préside la fédération des femmes de la commune. Elle explique que le référendum n'est pas une préoccupation de tous les jours, mais elle a confiance en l'avenir : 

On a été capable pendant 30 ans de sortir d'un conflit, d'une presque guerre civile. Pourquoi ne serait-on pas capable dans 30 ans d'avancer tous ensemble ?

Régine Boere, employée à Houaïlou

Régine Boere explique que selon elle, "il est temps de donner une chance à ce pays de grandir, d'aller plus loin dans son destin".

David Toi, maraîcher à Nouméa

David Toi n'est guère enthousiaste à propos du référendum. Mais il ira tout de même voter, dimanche. Il a choisi le "Non" : 

Le référendum, je m'en fous. Les factures à payer, elles ne vont pas disparaître le lendemain du 4.

On est bien comme on est. Nous dans la France et la France dans nous.

Honoré, agriculteur à Yaté

Honoré est partisan du "Oui". Et il espère que tous les Kanak voteront, dimanche prochain.

C'est le seul moment de notre vie où cette question (NDLR : l'indépendance) est posée. La liberté commence aujourd'hui, avec ce bulletin là. 

Colette Whaap, de Koumac

Colette Whaap est optimiste pour l'avenir : "Je crois en mon pays, dans les personnes qui y habitent, et aux élus".

Mika Lolopo, matelot à Nouméa

Mika Lolopo explique qu'il n'ira pas voter. Il estime que seuls les Kanak auraient dû pouvoir participer au scrutin sur la pleine souveraineté. Pour l'avenir, il se dit pessimiste. 

Lionel Medeviel, boucher-traiteur à Koumac

Lionel Medeviel est optimiste pour l'avenir du Caillou : 

Il faut mettre en avant la paix et pas l'épée




Ces entretiens "Paroles d'électeurs" ont été réalisés grâce au concours de Karine Boppdupont, Agathe Calandreau, Cédric Wakahugneme, Gonzague de La Bourdonnaye et David Ponchelet.